Une vie nouvelle

Origine's blog

mercredi 30 juillet 2008

Les cigales bleues

Je dessine, je dors, je pense, j'écris, je joue, je somnole, je mets du désordre, je réflechis, j'anticipe, j'espère, je souris, je joue à la tata, je mange, je soupire, j'angoisse, je fulmine, je prépare, je dors, je colorise, je fais de mon mieux, je profite, je râle, je téléphone, j'écoute, je range, j'attends, je dors, j'essaie d'être efficace et puis, finalement non...

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jeudi 24 juillet 2008

Après les pavés, la plage...

Je suis de retour sur Nice. Paris était belle, luxuriante et agréable. Paris était faite de journées à rire à Cluny, de midi à déjeuner aux baguettes de l'Opéra, de soirs à se séparer au Luxembourg. Paris était là, à se perdre, à se retrouver, à ne pas avoir le temps de tout faire. Paris était belle, oui, presque plus que d'habitude car il n'y avait pas cette douleur chuchotant un adieu. Non, quand l'avion a décollé, il faisait beau sur Paris et comme deux doigts de la victoire les tours Eiffel et Montparnasse semblaient me dire :  à bientôt.

Nice, pourtant, m'est apparue tout aussi belle. Peut-être, elle aussi, plus belle qu'avant. Comme une femme qu'on quitte, qu'on laisse, qu'on abandonne, elle s'était entourée d'un écrin bleu azur, d'une mer aux cheveux blancs et d'immeubles roses, ôcres et jaunes. Bienvenue à la maison, semblait-elle vouloir me dire mais, hélas, elle resta muette, comme toujours. Nice était là, ses baies, ses ports et ses fillettes aux robes légères. Nice était là, ses musées, ses hommes aux grandes lunettes et ses rues ombragées. Nice était là, avec un sourire et les yeux brillants. Nice était là, allumeuse, aguichante mais déjà condamnée.

Je reviens bientôt, Paris. Attends-moi. Moi, cela fait onze ans maintenant que je t'attends.

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mercredi 9 juillet 2008

Lettre à Belle

             Chère Belle,

Vois comme le temps a passé depuis le jour où je parlais de toi sur un blog qui s'appelait "Maux de vie". Vois comme notre amitié est toujours là, plus puissante et plus intense qu'avant. Vois comme tu ne sais toujours pas toutes ces choses que je sais faire et ait faites pour d'autres. Vois comme mon mensonge qui n'en est pas un - je ne te dis pas tout, c'est tout - n'est rien par rapport à ce qui nous arrive. 

Tu m'as téléphoné, hier, Belle. Tu m'as téléphoné.

Allô?
Ooooh bonjour ma belle... comment ça va...

Tu n'allais pas bien, Belle mais j'ai quand même posé la question. C'est ainsi, c'est l'habitude.

Ben... en fait...
Ca ne va pas, hein ? Je sais que ça ne va pas.

Alors tu m'as expliqué combien la douleur était forte et, pour la première fois de ma vie, je t'ai entendu pleurer. La seule chose que je voulais te dire était : je t'aime. Je t'aime, Belle.

Oui, je t'aime et s'il le faut je t'aimerai pour eux, pour tous. S'il le faut, t'ai-je dit, j'irais les voir pour les tuer car, quand je t'entends si désarmée face à un bonheur qu'ils écrasent, je pourrais fendre des dragons et violer toutes les lois, règles et fois de ce monde.
Pour toi, Belle, j'arracherais leur coeur pour qu'ils le voient battre et qu'ils se rappellent que c'est toi qui, souvent, le fait vivre. Pour toi, Belle, je serais méchante, vile et cruelle.  Pour toi, Belle, j'extirperais de leur sang les particules d'amour qu'ils veulent te cacher. Pour toi, Belle, je ferais tout mon possible puissent-ils être impossibles avec toi. Pou toi, Belle... Oh, mon amour pour toi, Belle, n'est rien d'autre que l'arme qui les anéantira tels qu'ils sont aujourd'hui et qui les animera d'une nouvelle, pure et franche acceptation de ce que tu es en train de vivre.

Je serais seule ce jour là... il n'y aura personne de ma famille...
Non, tu ne le seras pas... je serais là... pour t'aimer.

Avec toi, Belle, les mots aimer, amour et je t'aime sont facile à dire puisque tu es la première, je pense, à me les avoir offerts si naturellement. Tu es la première aussi à m'avoir tenue la main dans la rue, comme ça, comme des amies, comme des Amies qui s'aiment d'âme à âme. Dis, Belle, tu te rappelles de cette phrase ? Les amies sont celles qui s'aiment d'âme à âme. Pour nous, cette phrase sortie du cours de français a d'abord été une plaisanterie et puis... et puis elle a été une évidence. Nous nous aimons, Belle, non comme des amantes mais comme des Amies. Voici pourquoi je souffre de ta souffrance, je pleure de tes pleurs et je violerais les auteurs de la violence dans ton coeur.

Belle, ma toute belle, ces mots, hélas, ne sont rien face à mes absences toujours plus longues dans ta vie... mais quoique tu veuilles, ressentes ou implores, sache que je le ferais avec toi. Belle, n'oublie pas combien tu es belle jusqu'à ta tristesse, jusqu'à tes pleurs, jusqu'à ta façon de vouloir sauver ceux qui voudraient te perdre. N'oublie pas qu'avant les autres, pour moi, il y aura toujours toi et que mes crocs suceront le sang de ceux qui s'abreuvent de tes sanglots. A la mort, à la vie. Je t'aime.

Je dois aller travailler, je te laisse.
Appelle-moi dès que tu veux.. même la nuit. Bisous...
...Bisous.

A.

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mardi 8 juillet 2008

Les lumières de P. bis

Je suis prise en licence 3 à Paris Sorbonne Nouvelle. De quoi échapper de l'emprise de Nice et des gens - parfois intimes - qui s'y rattachent.

Pour la première fois depuis longtemps, je vois le chemin parcouru depuis ma dépression et les temps terribles où je pleurais même lorsque je ne pleurais pas. Ce soir, je me sens fière pour tout ce qui a été accompli par une seule personne, par la personne que je rêve d'être : moi, et seulement moi.

Posté par Origine à 19:32 - [ oo Aurore oo ] - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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