mardi 2 juin 2009
Je m'en vais
C'est ici que tout s'arrête. Ici.
C'est là, que tout commence. Enfin.
Au revoir et merci.
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Qui veulent, me suivent! Vers l'Est, là où le jour se lève...
jeudi 29 janvier 2009
Les femmes d'a.
Trop de temps sans écrire.
Trop de choses qui se passent. Et qui ne se passent pas.
Il faut que je m'y remette sérieusement, j'ai peur d'oublier comment décrire, modeler et peindre les instants et toutes les paillettes de l'infraordinaire. Je vais essayer de m'y remettre à mon PC, à mon clavier, à mes mains tapant dans la nuit blanche. Je vais essayer d'aller ailleurs ou de m'habituer enfin à cette machine qui n'a jamais encore réellement accueilli mes textes.
C'est dur de changer. De ville, de temps, de rêve.
C'est dur de voir la solitude, l'incertitude et les mois défiler sans avoir eu le temps de déchiffrer tous les panneaux de direction.
Par ici. Par là. Stop. Sans issue. Cédez le passage. Non, je ne veux pas de tout cela. Je veux m'engager dans une voie
prioritaire. Je veux exister, merde!
samedi 15 novembre 2008
Que tonne l'orage!
Je vais migrer.
Il y aura une bruine tiède et des ténèbres coulées au plomb. Je marcherai sur l'asphalte verni, chahutant les feuilles mortes. Dans le bruit sourd des battements de mon corps, je serai heureuse... ou ferai tout pour l'être.
Je prendrai le vol de nuit, celui où les étoiles s'éteignent et où la fumée de nos paroles blanchit jusqu'à l'aube. Aucun repas ne sera servi à bord et je me nourrirai d'autre chose... de la réalité, peut-être.
Il est temps de vivre mon temps et de voir le jour se lever...
Il est temps de vivre, je n'ai que trop tardé.
vendredi 5 septembre 2008
Two days in Paris
J'ai du mal à réaliser...
... non pas la pluie grise, mais que ma vie change vraiment.
Je suppose que c'est souvent ainsi... et que, face aux choses qu'on a ardemment désiré, les seuls mots qui viennent sont "je ne sais pas..."
Alors, voilà, je ne sais pas quoi dire de ce certificat de scolarité, de ces papiers qui s'entassent, de cette recherche d'emploi qui stagne... de tout ce qui est trop vrai, en fait.
En vérité, ce dont je suis sûre, c'est qu'il me manque ce chez-moi qui fait que, pour du bon, enfin, je serais loin d'eux et de cette fille que je ne suis pas.
J'ai du mal à réaliser.
Peut-être ai-je seulement du mal à réaliser - à créer - ma vie rêvée... mais ça arrive, pas à pas.
dimanche 31 août 2008
Ciao !
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" P a r i s , à n o u s d e u x ! "
Balzac, Le père Goriot
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vendredi 22 août 2008
Noires et blanches
Mmh, les jours passent. Je pourrais presque faire un décompte. Mais, en fait, non. Je préfère faire du humming, en attendant la suite et les milles choses à organiser.
Mmh, j'ai dit, mmh.
jeudi 7 août 2008
Accentuer
Ça y est. Je suis une vraie parisienne, non? Enfin, c'est ce que je me dis alors que mon "pass navigo" est arrivé à la maison et que mon billet d'avion - un aller simple - vient d'être réservé. Alors, voilà... ça y est. Pour du bon, pour du vrai.
L'odeur des cartons emplit ma chambre, le papier-bulle craque sous mes pieds et le scotch marron crisse à chaque fois que je l'appelle. Parfois, j'arrête de regarder les livres, les cours, les cadres que j'entasse et je lève les yeux vers ma fenêtre. Le ciel est bleu dehors, le soleil tape fort et un semblant de vent tiède agite mes rideaux. Entre le cadre de bois peint en bleu - celui qui entoure mes volets -, j'aperçois les pins, les bambous, les géraniums, les cactus et le tas de bois pour l'hiver de mon père. J'observe la campagne, en fait, et les fleurs de ma mère ne m'ont jamais paru aussi belles - surtout les hibiscus. J'observe et je me demande ce que je verrais de ma chambre, là-haut. J'espère que ma fenêtre sera grande, j'espère.
Je ne suis pas encore nostalgique mais c'est le début d'une fin qui s'annonce comme une nouvelle vie, encore. Je pense que ce blog prendra fin d'ici quelques semaines... Je le ferais naître ailleurs, à Paris. Je le décorerai d'autres couleurs et l'enroberai de tous mes voeux pour cette nouvelle vie.
Ça y est.