vendredi 22 août 2008
Noires et blanches
Mmh, les jours passent. Je pourrais presque faire un décompte. Mais, en fait, non. Je préfère faire du humming, en attendant la suite et les milles choses à organiser.
Mmh, j'ai dit, mmh.
jeudi 7 août 2008
Accentuer
Ça y est. Je suis une vraie parisienne, non? Enfin, c'est ce que je me dis alors que mon "pass navigo" est arrivé à la maison et que mon billet d'avion - un aller simple - vient d'être réservé. Alors, voilà... ça y est. Pour du bon, pour du vrai.
L'odeur des cartons emplit ma chambre, le papier-bulle craque sous mes pieds et le scotch marron crisse à chaque fois que je l'appelle. Parfois, j'arrête de regarder les livres, les cours, les cadres que j'entasse et je lève les yeux vers ma fenêtre. Le ciel est bleu dehors, le soleil tape fort et un semblant de vent tiède agite mes rideaux. Entre le cadre de bois peint en bleu - celui qui entoure mes volets -, j'aperçois les pins, les bambous, les géraniums, les cactus et le tas de bois pour l'hiver de mon père. J'observe la campagne, en fait, et les fleurs de ma mère ne m'ont jamais paru aussi belles - surtout les hibiscus. J'observe et je me demande ce que je verrais de ma chambre, là-haut. J'espère que ma fenêtre sera grande, j'espère.
Je ne suis pas encore nostalgique mais c'est le début d'une fin qui s'annonce comme une nouvelle vie, encore. Je pense que ce blog prendra fin d'ici quelques semaines... Je le ferais naître ailleurs, à Paris. Je le décorerai d'autres couleurs et l'enroberai de tous mes voeux pour cette nouvelle vie.
Ça y est.
jeudi 24 juillet 2008
Après les pavés, la plage...
Je suis de retour sur Nice. Paris était belle, luxuriante et agréable. Paris était faite de journées à rire à Cluny, de midi à déjeuner aux baguettes de l'Opéra, de soirs à se séparer au Luxembourg. Paris était là, à se perdre, à se retrouver, à ne pas avoir le temps de tout faire. Paris était belle, oui, presque plus que d'habitude car il n'y avait pas cette douleur chuchotant un adieu. Non, quand l'avion a décollé, il faisait beau sur Paris et comme deux doigts de la victoire les tours Eiffel et Montparnasse semblaient me dire : à bientôt.
Nice, pourtant, m'est apparue tout aussi belle. Peut-être, elle aussi, plus belle qu'avant. Comme une femme qu'on quitte, qu'on laisse, qu'on abandonne, elle s'était entourée d'un écrin bleu azur, d'une mer aux cheveux blancs et d'immeubles roses, ôcres et jaunes. Bienvenue à la maison, semblait-elle vouloir me dire mais, hélas, elle resta muette, comme toujours. Nice était là, ses baies, ses ports et ses fillettes aux robes légères. Nice était là, ses musées, ses hommes aux grandes lunettes et ses rues ombragées. Nice était là, avec un sourire et les yeux brillants. Nice était là, allumeuse, aguichante mais déjà condamnée.
Je reviens bientôt, Paris. Attends-moi. Moi, cela fait onze ans maintenant que je t'attends.