dimanche 7 décembre 2008
Les épines de mes lauriers
J'ai du mal à travailler.
Ok, j'ai toujours eu du mal à m'y mettre, à faire les choses à l'avance, à ne pas être prise par le temps. Mais là... Là, j'ai atteint un degré d'inaction proche du suicide scolaire.
C'est simple, je ne fais rien, RIEN. Et, pire, ça ne me fait même pas stresser. C'est comme si j'aimais le danger, comme si je voulais me tester dans les pires conditions possibles, comme si... j'en avais rien à faire.
Peut-être qu'en venant dans cette fac, j'ai perdu quelque chose. Je ne sais pas quoi. Peut-être un peu de magie, peut-être un peu de peur. J'ai l'impression que quelque chose en moi veut se reposer sur ses lauriers. Comme s'il ne me fallait que contempler les jours qui passent et attendre que tout vienne naturellement, sans travail, sans effort, sans envie.
D'ailleurs, je devrais y être. Présentement. Je devrais écrire cette analyse bibliographique et non passer la soirée chez ma soeur à manger des spaghettis. Je devrais.
J'aurais dû.
Et alors ?
Je ne serai pas en retard. Je ne suis jamais en retard. Je ne serai juste à l'heure. Tout juste à l'heure. Il n'y a aucune raison d'en douter. J'ai confiance.