mardi 2 juin 2009
Je m'en vais
C'est ici que tout s'arrête. Ici.
C'est là, que tout commence. Enfin.
Au revoir et merci.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
Qui veulent, me suivent! Vers l'Est, là où le jour se lève...
jeudi 24 juillet 2008
Après les pavés, la plage...
Je suis de retour sur Nice. Paris était belle, luxuriante et agréable. Paris était faite de journées à rire à Cluny, de midi à déjeuner aux baguettes de l'Opéra, de soirs à se séparer au Luxembourg. Paris était là, à se perdre, à se retrouver, à ne pas avoir le temps de tout faire. Paris était belle, oui, presque plus que d'habitude car il n'y avait pas cette douleur chuchotant un adieu. Non, quand l'avion a décollé, il faisait beau sur Paris et comme deux doigts de la victoire les tours Eiffel et Montparnasse semblaient me dire : à bientôt.
Nice, pourtant, m'est apparue tout aussi belle. Peut-être, elle aussi, plus belle qu'avant. Comme une femme qu'on quitte, qu'on laisse, qu'on abandonne, elle s'était entourée d'un écrin bleu azur, d'une mer aux cheveux blancs et d'immeubles roses, ôcres et jaunes. Bienvenue à la maison, semblait-elle vouloir me dire mais, hélas, elle resta muette, comme toujours. Nice était là, ses baies, ses ports et ses fillettes aux robes légères. Nice était là, ses musées, ses hommes aux grandes lunettes et ses rues ombragées. Nice était là, avec un sourire et les yeux brillants. Nice était là, allumeuse, aguichante mais déjà condamnée.
Je reviens bientôt, Paris. Attends-moi. Moi, cela fait onze ans maintenant que je t'attends.